Chateau de Montreuil Bellay - Vallée de la Loire
Montreuil Bellay - 49260 - Maine et Loire - France
 
 
“Un mélange de féodalité pugnace et de grâce Renaissance ...”
Quatre siècles furent nécessaires à la construction du Château de Montreuil-Bellay. Son aspect actuel allie la puissance du Moyen-Âge au raffinement de la Renaissance.

En 1025, Foulques Nerra, Comte d'Anjou, érige un important donjon sur les ruines d’un oppidum romain dominant le Thouet qui conflue avec la Loire à Saumur. Celui-ci appartenait au cercle étroit des fidèles du Roi de France, Hugues Capet. De lui descendront les Plantagenêt, dont la dynastie règnera sur l’Angleterre de 1154 à 1485. Les gîsants de plusieurs d'entre eux sont exposés à l'Abbaye Royale de Fontevraud : Henri II et son épouse, Aliénor d'Aquitaine, Richard Cœur de Lion.

Foulques Nerra cède Montreuil-Bellay à son fidèle vassal Berlay, devenu Bellay, dont la postérité développe pendant plus de trois siècles les fortifications : les remparts, les fossés, les douves, les souterrains, la barbacane, les 18 tours de défense et la cuisine à foyer central pour nourrir la garnison. Montreuil-Bellay devient une forteresse réputée imprenable.

Entre 1417 et 1488 Jacques d'Harcourt et son fils Guillaume adossent à la forteresse des constructions adaptées au nouvel art de vivre de la Renaissance naissante : la Collégiale et les Logis des Chanoines, le Châtelet et le Château neuf desservis par des escaliers à vis hors d'oeuvre caractéristiques du XVème. Ils réaménagent la cuisine médiévale, décorent leur Oratoire privé de fresques peintes par un élève de Léonard de Vinci, installent des étuves seigneuriales et pratiquent de larges ouvertures. Portes et fenêtres laissent entrer la lumière ... l'art militaire fait place à l'élégance de la Demeure de plaisance !

La dernière pierre est donc scellée à la fin du 15ème siècle, au moment où Louis XI met un terme à la guerre de Cent Ans. Au moment aussi où Charles VIII, Louis XII et François 1er engagent les armées françaises en Italie pour sceller les prétentions des héritiers de la Maison d’Anjou sur le Royaume de Naples.

En 1860, Augustine de Grandmaison entreprend avec l'aide de l'architecte Joly-Leterme, disciple de Violet Le Duc, des travaux de remise en état et de terrassement et perce deux ouvertures de style Renaissance italienne sur le pignon du Château Neuf.